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RĂ©sultat de notre concours

À venir avec Hexafor

Il s'agissait de découvrir l'auteur de ce texte :

Concevons nous le sujet comme objet du désir qu’une figure exemplaire incarnant jusqu’à la mort érigée en victoire tout le pathologique que celle-ci oppose à la souffrance du jouissant  ?

Les rationalistes contemporains pour que le comprenant en concessions surprises en reste sur leur faim – ceux-là mêmes – et l’exemple est clair – dont la jouissance espérée incarne ce que FREUD qui de l’oser, l’avance en théorie du refoulé, et l’exprime dans toute la puissance de la pulsion de mort.

Mais revenons à la morale, incompatible dans un paradigme que les essentialistes notoires l’opposent à la réalité d’un soi agissant, il faut qu’elle s’en donne, et de là le plaisir insaisissable pour peu qu’ici on y accorde de l’importance, contreproduit l’antinomie d’un soi qui mortellement l’assume.

Ça s’oppose, ça résiste ! Il ne reste que ça ! La mort rassurante !

Alors pour autant faut-il, qu’au risque de voir ce qui précède, et ceux-là mêmes qui le prétendent, le nier, tout laisser dire ? Ce n’est pas à l’intégrité d’un KANT que l’on peut opposer une telle évidence.

Dès lors que ipse facto per os voluptarem de l’orgueil concupiscant, le concevoir l’autre se désespère comme simple objet du jouir. On en est là !

Et SADE que fait-il d’autre que de la morale, pas la sienne, mais LA morale dans sa portée universelle, un objet retournée non pas comme un anti-phallus, mais autrement dit, car c’est plus simple, contre la chose ?

De ce qui vient d’être dit on a raison de croire que le sujet au delà de la fente qui est le combler de l’opposé d’un vide, le comprend et surtout le supporte !

Ce serait trop simple !

Il n’est pas… il n’y a pas… de contre proposition plus cohérente à cette absence de doute dont les matérialistes des années 50, pas de ce siècle mais du précédent, n’osent se l’emparer.  C’est le savoir, c’est l’agir, c’est le savoir-agit plus que l'agir sachant qui s’ordonne et s’agite dans une illusion du comprenant malencontreusement lui même agît par le refoulé. Et FREUD sur ce point avait raison, même si en l’occurrence la pratique qu’il nous a léguée et la théorie qu’il a aperçus, sont l’anti-opposition non seulement entre eux-mêmes mais contre un doute, et comme une ombre, qu’un esprit même nuancé n’en mesure pas tous les effets.

Mais il y en a d’autres ! Et l’on pourrait s’en soucier !

 

Et voici la réponse

Vous avez tous pensé à Jacques Lacan, et c'était bien vu mais il s'agissait en fait d'un pastiche de Lacan rédigé par moi-même (Bertrand Hénot)

La meilleure réponse était celle-ci :

" J'hésite entre Jacques Lacan et Bertrand Hénot, mais je pense que c'est plutôt Jacques Lacan car c'est très mal écrit ! "

Une aure réponse que je pourrais prendre pour de la flatterie :

" Si c'est pas Lacan, c'est son frère ou son successeur. "

Et d'autres réponses qui m'ont fait beaucoup rire.

Merci à tous d'avoir participé.

 

Kant avec Sade (Texte de Lacan 1962)

Voici un extrait du texte original de Lacan qui m'a inspiré :

Retenons le paradoxe que ce soit au moment où ce sujet n’a plus en face de lui aucun objet, qu’il rencontre une loi, laquelle n'a d’autre phénomène que quelque chose de signifiant déjà, qu’on obtient d’une voix dans la conscience, et qui, à s’y articuler en maxime, y propose l’ordre d’une raison purement pratique ou volonté. 

Pour que cette maxime fasse la loi, il faut et il suffit qu’à l’éreuve d’une telle raison, elle puisse être retenue comme universelle en droit de logique. Ce qui, rappelons-le de ce droit, ne veut pas dire qu’elle s’impose à tous, mais qu’elle vaille pour tous les cas, ou pour mieux dire, qu’elle ne vaille en aucun cas, si elle ne vaut pas en tout cas. Mais cette épreuve devant être de raison, pure quoique pratique, ne peut réussir que pour des maximes d’un type qui offre une prise analytique à sa déduction. 

Ce type s’illustre de la fidélité qui s’impose à la restitution d’un dépôt : la pratique du dépôt reposant sur les deux oreilles qui - pour constituer le dépositaire - doivent se boucher à toute condition à opposer à cette fidélité. Autrement dit, pas de dépôt sans dépositaire à la hauteur de sa charge.
On pourra sentir le besoin d’un fondement plus synthétique, même dans ce cas évident. 

 
 

Au delà de ce langage hérmétique

Oui même si le texte de Lacan semble hermétique, confus, scandaleusement hermétique et confus, on peut y lire et y comprendre avec l'aide d'experts spécialisés dans la lecture singulière de cet auteur la description d'un monde où en lieu et place de l'amour, de la relation intime de la relation sexuelle, il n'y aurait que l'abus, le viol et la perversité.

Et c'est effectivement une bonne description de ce que peut vivre une personne dont la vie et les relations sont sous l'emprise du monde de l'abus.

Mais heureusement ce n'est pas la vie de tout le monde ! Et ce n'est pas "toute la vie" des personnes qui vivent "majoritairement" dans le monde de l'abus.

Et la perception d'exceptions, c'est à dire la perception de relations saines et vivantes est une piste à explorer pour aider les gens à reconstruire une meilleure perception d'eux-mêmes et de leurs relations avec les autres et avec le monde.